Carnet de voyage d'Oriane : Belgrade

Publié le par Oriane

Voici Oriane ! Une amie qui a décidé pour sa deuxième universitaire à l'ICN Business School de faire une « césure » et de partir... Oui oui, de partir ! D'abord accompagné de son ami Yohan, puis rapidement, seule...

Et nous, l'équipe du Calame Incisif, on a décidé de publier ses carnets de voyages, qu'elle publie quotidiennement sur ce blog : http://uneautrecesureestpossible.over-blog.com/

 

Voici donc notre sélection.... Étape 2, Belgrade

 

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1er octobre : Voilà, les vacances à 2 c’est terminé. Yohan est reparti ce matin pour Paris. Là ça fait 3 heures que je geek en attendant l’heure de partir moi aussi, mais pour Belgrade. Il me reste 40KM en poche, 35 pour le bus et 5 pour le tram. Si c’est pas de l’organisation … Arrivée prévue vers 23h en Serbie. Pour de nouvelles aventures…

 

1er octobre : 14h, je décolle de l'hôtel à Sarajevo à la recherche de la gare routière de Sarajevo Est, d’où partent les bus qui desservent la Serbie. Sauf que Sarajevo Est, c’est le « quartier serbe » de la ville. Et que les Bosniaques de Sarajevo-normal ne sont pas super fans de leurs voisins serbes. En gros, je demande au mec de l’hotel comment je fais pour me rendre à cette gare, il me répond : « Ah tu vas chez les Serbes. Ben je te dis pas. » Blague géante ? Je demande à d’autres gens à l’arrêt de tram, ils me répondent soit qu’ils ne connaissent pas, soit qu’ils savent à peu près où c’est mais vu qu’ils n’y vont jamais et qu’ils ne mettront jamais les pieds là bas, ils ne savent pas comment y aller avec les transports en commun. Bon. Je finis par y aller en taxi.

     Le bus pour Belgrade coute dans les 20 euros et dure 8 heures. Pendant le trajet, je dors, forcément, mais aussi je socialise un peu avec une serbe sympa, étudiante en « tourism management ». En arrivant vers Belgrade, mauvais feeling, l’impression d’être sur le périph de Paname (l’horreur). Finalement, première bonne surprise en arrivant à l’auberge dégotée sur le Net. Pas chère, eau chaude (et même sèche-cheveux) et café illimités, wifi qui fonctionne, machine à laver, cuisine et même placards avec cadenas pour laisser l’ordi. Et pas de moustique. Et même des gens cools. Que deux à vrai dire, mais c’est déjà ça. Un serbe de 40 piges dont l’anglais est assez limité, et un hollandais, Martijn, qui se fait une semaine de vacances en solo ici.


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2 octobre : contre toute attente, je me réveille à 10h, assez tôt pour passer au « free walking tour » qui commence à 11h. Malheureusement le temps de prendre mon café avec le serbe, il se fait trop tard. L’occasion d’envoyer des mails pour wwoofer en Serbie, en Ukraine ou en Bulgarie. Début d’après-midi, je pars à la recherche du mausolée de Tito, supposé être un peu en dehors du centre. Je me perds après avoir passé l’autoroute, mais de toute façon il fermait à 15h. Je trouve un super parc (plutôt une mini foret), ou je me pose un peu et potasse mon Petit Futé. Retour en ville, dans le centre, qui n’est pas si horrible que ça, même plutôt agréable. Derrière l’église, un marché assez improbable, des dizaines et des dizaines de petits stands où se vendent toutes sortes de miels et quelques plantes médicinales. Juste a côté, d’autres stands où se vendent du matériel apicole : de quoi construire des ruches, des combinaisons d’apiculture, et des machines inconnues (demander à ma maman pour plus d’explications).


     Vers 17h, la foule converge unanimement vers la forteresse pour s’y percher et admirer le coucher de soleil sur la ville. Pas mal je dois dire. Toutefois pas aussi beau que celui de Kotor au Monténégro, qui restera surement longtemps dans mon top 5 des plus beaux sunsets. Là haut je retrouve par hasard Martijn, avec qui je rentre à l’auberge. On trouve un autre mec dans le dortoir, un anglais, Jack, qui a l’air fort LOL et qui habite à Belgrade. On se prend à la cuisine notre verre de rakia (offert par l’auberge), une eau de vie typiquement serbe qui.. réchauffe. Et en mode « c’est samedi soir, socialise ! », je vais avec eux chez une copine à Jack, une Française (Dorothée) super sympa qui est là en Erasmus. Y’a aussi des colocs, des amis à elle (une Française qui bosse à l’Ambassade de France à Pristina ; et un Mexicain qui travaille pour l’ONU, aussi au Kosovo).

 

     Quelques bières plus tard, on se bouge chez un pote à eux, Macédonien, qui fait une soirée chez lui. Y’a pas mal de monde, surtout des serbes. Ensuite arrive Tarek, un Français qui taffe pour Intermarché en Serbie et au Kosovo, diplomé d’HEC en 2004. Donc je confirme, les HEC sont des gens normaux, et même super sympas en ce qui concerne Tarek. C’était hyper intéressant de discuter eux, du Kosovo et de tous les Balkans qu’ils ont eu le temps de parcourir, de la situation des expatriés français etc.. Vers 2h, on part dans un club. J’appréhendais beaucoup une boite ultra branchouille, eh ben non, on est au Francuska, un club carrément roots, en mode Drum n bass, qui n’était pas sans rappeler les soirées à l’Eltc Bar d’une certaine époque. Y’avait même des gens en treillis-dread-casquette, le style super improbable à Belgrade. A 4h, on n’est plus que 4 (Dorothée, Tarek, Martijn et moi) à se terminer au Mama, un bar caché, introuvable si on le connaît pas, pourtant en plein centre ville. Ambiance vieux vinyles, déco old school, bon esprit. 5h 30, on est crevés, on sent la clope et on a faim. Un doner sur le chemin de l’auberge ; demain, du dodo et faire une lessive.


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     Belgrade, c’est vraiment pas si mal que ça, et les soirées comme ça, les bonnes rencontres inopinées, l’hospitalité festive d’illustres inconnus, les plans au feeling, ça ne présage que du bon. Oui parce que là j’ai des hébergements en Macédoine, au Kosovo, je connais un HEC, je connais un mec qui va partir photographier les pingouins en Antarctique, un qui a roadtripé en Birmanie… Ça va le faire !

Publié dans Reportage

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