Carnet de voyage d'Oriane : Bosnie, Croatie et Monténégro

Publié le par Oriane

 

Voici Oriane ! Une amie qui a décidé pour sa deuxième universitaire à l'ICN Business School de faire une « césure » et de partir... Oui oui, de partir ! D'abord accompagné de son ami Yohan, puis rapidement, seule...

Et nous, l'équipe du Calame Incisif, on a décidé de publier ses carnets de voyages, qu'elle publie quotidiennement sur ce blog : http://uneautrecesureestpossible.over-blog.com/

 

Voici donc notre sélection.... Étape 1, Bosnie (Sarajevo – Mostar) Croatie  (Dubrovnik) et Monténégro  (Kotor) !

 

 

     20 - 21 septembre / Sarajevo :

Un cool bosniaque rencontré dans le bus (Paris – Stras – Saraj, 27 heures, waaahou) nous a posés dans le tram pour le centre ville. Première impression : tellement branchouille, les bars lounge et les méchus sirotant leur smoothies, flippant. Les nanas toutes tellement apprêtées que je me suis sentie particulièrement clocharde. Première soirée très light pour récupérer, le lendemain escapade sur les hauteurs de la ville, dans un esprit très village / campagne. Balade dans la vieille ville, fameuse fontaine aux pigeons, curieux mix de rues ultra touristes, de batiments high tech et de maisons canardées de la guerre. Sinon, un centre ville comme dans toutes les capitales européennes, des boutiques de grandes marques (et des DM comme a Kehl), des resto cosy.. Personnellement j'imaginais Sarajevo beaucoup moins formatée aux standards européens et plus "marquée".. 

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Plus de photos, là : http://uneautrecesureestpossible.over-blog.com/album-1721964.html

 

22 septembre / Mostar :

      Réveil matinal, à 6h 30 direction la gare, achat de billets à 5€ pour Mostar, 130 km Sud Ouest. Petit train à l’ancienne, on traverse la périphérie brumeuse et grise de Sarajevo. Bientôt on est dans la campagne, puis dans la forêt, puis dans la montagne. Paysages magnifiques, les  nuages stagnent dans les vallées, les tunnels perforent les montagnes, des maisons éparses, des troupeaux de moutons à tête noire (mes préférés), des viaducs d’un flanc de montagne à l’autre. La tête par la fenêtre du train, on en prend plein les yeux. Le plaisir ne dure malheureusement pas car exceptionnellement un tronçon de la route doit se faire en bus. L’occasion de rattraper un peu la courte nuit. Arrivés à Mostar peu après 10 heures, on se fait accoster dès notre arrivée par un bosniaque qui nous propose sa chambre d’hôte, à 2 pas de la vieille ville. On le suit, accueillis dans sa rue par un tag « free Palestine », ça présage du bon. L’hostel est sympa, on prend. On pose nos gros sacs et on part visiter. Excellent premier feeeling, Mostar est belle, rouge au coeur et anti-fasciste sur les murs. Et ensoleillée. Mostar, c’est plein de ponts, la belle rivière Neretva turquoise, de vieilles rues pavées, des petites mosquées à la cour ombragée où se reposent des chats ou des touristes. Mais marquée par la guerre, toute fraiche. Les maisons qui ne sont pas neuves sont criblées d’impacts de balles, c’est vraiment impressionnant. 15 ans, c’est encore si peu. Les tags « Don’t forget, 93’ », plaques et divers monuments en hommage aux victimes le rappellent. Le centre est verdoyant, et lorsqu’on lève la tête, on voit de grandes collines sèches et rocailleuses. Et on se retrouve assis sur la caillasse au bord d’une rivière en Bosnie, à manger des pamplemousses, à écouter des vieux Marley et à lire Louise Michel, en prenant le soleil et se disant que c’est le début d’on ne sait pas quoi, mais c’est un beau début.

      Retour à l’hostel, on rencontre un Français et des Espagnols ("Not Spanish, basque !") ; dont 2 sont salement estropiés après avoir sauté du vieux pont. On ressort manger et on trouve des coins sympas au bord de la rivière, musique lointaine, vols de chauves-souris, vue sur les collines, impressionnantes by night.

      Re de retour « chez nous », on se cale dans la cour avec un Macédonien et notre hôte bosniaque. Yohan sort le bouquin de Louise Michel, et son marque-page « Antifa Paris ». De là commence une grande discussion. Le Macédonien : "Antifa ? My grandfather killed a lot of fascists during the IIWW * bruits de mitraillette avec sa bouche* Partisan !” Nous : * grand smile*, puis notre hôte, après un petit topo sur Sarko-le-facho en référence aux expulsions de Roms, nous raconte quelques uns de ses souvenirs de la guerre. Moins de smile. Lourde conversation intranscriptible… Inoubliable. … Et après ça, rien d’autre à faire que d’aller se coucher et de ressasser. Verdict : il faudra qu'on se trouve des bouquins sur le sujet..


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Plus de photos là : http://uneautrecesureestpossible.over-blog.com/album-1721964.html

 

23 septembre / Dubrovnik :

     En bus, de Mostar. Passée la frontière croate, superbes paysages mer et montagnes. Posés à la gare routière, l’impression de débarquer à Nice en juillet : joli mais horrible, plein de touristes VIP, un port, des yachts, des vendeurs de cartes postales et de tours en bateau. On se trouve une petite chambre chez une petite vieille en haut d’une petite rue très montante d’escaliers mais très charmante. On imagine que la vue des remparts devait être super jolie, mais vu le prix rédhibitoire de l’entrée, on s’est contentés de la vue du port, très belle aussi. Yohan a fait sa BA du mois et a rendu une vendeuse de glace plus heureuse que toutes les vendeuses de glaces au monde. Le soir, la ville s’est un peu vidée de ses centaines de touristes en visite guidée et l’exploration des ruelles perdues "aux allures de quartiers populaires italiens  : trop gangst" ! En vrac, rencontre marrante avec des Américains (de Houston, Texas), les chats sont peureux, on a bien bronzé.

 

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Plus de photos là : http://uneautrecesureestpossible.over-blog.com/album-1721964.html

 

24 septembre / Kotor :

     Après avoir failli rater le bus, puis failli se faire jeter du bus car on a malencontreusement égaré les tickets, on arrive à Kotor (Monténégro). Calés dans un appart DeLuxe dans la vieille ville, on se lance dans une machine, des courses, des pates, bref on est chez nous. Je me vois bien habiter ici. Ceci dit, à Sarajevo aussi, à Mostar aussi, et à Dubrovnik aussi. En plus eux monnaie nationale euros, premier pays. On pensait que le Monténégro était un trou perdu, en fait on se retrouve dans un centre commercial rutilant, neuf, beau, grand et très classe, comme on n'est pas près d'en voir à Strasbourg. Les prix sont affolants, 5€ le camembert Président et 10€ le grand pot de Nescafé lyophilisé. Et en fait, il semblerait que dans tout le coin là les filles soient particulièrement apprêtées, en mode "le Monténégro aussi c'est fashion". La ville est entourée d'énormes montagnes. On entreprend l’ascension de l’une d’entre elles en fin de journée, 1500 marches pour un magnifique crépuscule sur la baie de Kotor. Ensuite, se caler en haut de la forteresse qui surplombe la baie d'un coté et qui fait face à la montagne de l'autre, et regarder le jour décliner.. Le chemin du retour, nuit noire, a été un peu plus périlleux car on n’est pas nyctalopes (contrairement l’elfe du donjon). Remarque : Comme en Bosnie, les voitures ont des plaques d’immatriculation toutes prêtes pour « le jour où » le pays rentrera dans l’UE, y’aura plus qu’à mettre les étoiles.

 

      Note de Yohan :  « Y’a pas de Yougoslavie sans slaves. »

      Note d'Oriane : "En France y'a qu'au rayon frais que tu verras un beurre Président."

 

      Conclusion : bref, à part une ampoule au pied, tout va bien, on s'amuse bien, on profite, on en prend plein les yeux, on aime et on en redemande !

Publié dans Reportage

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